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«La main tendue», Poul Anderson

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La petite sonnerie mГ©lodieuse fut aussitГґt suivie par la voix neutre et mГ©tallique du roborГ©ceptionniste:

— Son Excellence Valka Vahino, Envoyé Extraordinaire de la Ligue de Cundaloa auprès de la Confédération de Sol!

Les Terriens se levèrent poliment à son entrée. En dépit des conditions de pesanteur et de température beaucoup plus rudes sur la Terre, il se déplaçait avec cette aisance gracieuse caractéristique de sa race, et beaucoup parmi les Humains ne manquèrent pas d’être une nouvelle fois impressionnés par l’image de beauté qu’offrait le peuple issu de cette race.

Car on pouvait bien parler de peuple: les habitants de Cundaloa avaient en effet ce qu’il fallait d’humanoïde, du point de vue physique et mental, pour justifier cette désignation. Leurs différences d’avec les Humains de pure souche étaient relativement mineures et, en fait, ils alliaient le charme et l’exotisme souvent propres à ce qui est étranger à cette impression rassurante qu’ils donnaient de ne pas être fondamentalement autres.

Ralph Dalton laissa errer son regard sur l’ambassadeur. Valka Vahino était très représentatif de sa race, race constituée par des mammifères humanoïdes, bipèdes, avec un visage très proche de celui de l’Homme, dont il se distinguait seulement par l’extraordinaire finesse des traits, des pommettes placées très haut et d’immenses yeux noirs. Vahino était également un peu plus petit qu’un Terrien, plus mince, et se mouvait avec cette incomparable souplesse de mouvements silencieuse, féline. De longs cheveux d’un bleu brillant, qui encadraient un front très large et tombaient sur ses épaules étroites, faisaient un contraste particulièrement tranché, mais agréable à voir, avec la riche couleur dorée de sa peau. Il portait le traditionnel costume d’apparat de Luai, en vigueur sur Cundaloa — éclatante tunique argentée, cape pourpre d’où semblaient s’échapper, dans un scintillement pareil à celui d’étoiles fugitives, de petites étincelles de métal; bottes en cuir souple lamé, d’or. Sa main fine à six doigts tenait le bâton minutieusement sculpté, symbole de sa fonction, qui était les seules lettres de créance que lui avait remises sa planète.

Il s’inclina, dans un geste ondoyant qui ne portait aucun témoignage de servilité, et prit la parole dans un excellent terrien ou perçait simplement un peu de l’accent chantant, mélodieux de sa langue natale:

— La paix soit sur vos demeures! La Grande Maison de Cundaloa adresse son salut et ses vœux les plus bienveillants à ses frères de Sol. Son humble membre Valka Vahino parle en son nom en ami.

Quelques Terriens esquissèrent un salut d’un air embarrassé. La traduction de ce préambule devait donner quelque chose d’assez maladroit, pensa Dalton; pourtant la langue de Cundaloa était l’une des plus belles de toute la Galaxie.

Lui-même répondit, en s’efforçant d’observer la même gravité cérémonieuse:

— Salut et bienvenue. La Confédération de Sol reçoit le représentant de la Ligue de Cundaloa en toute amitié. Ralph Dalton, Président de la Confédération, parle en ce moment au nom du peuple du Système Solien.

Après quoi il leur présenta ses collaborateurs: ministres, conseillers techniques, membres de l’État-major des Armées, soit au total une assemblée assez importante. On pouvait considérer que l’essentiel de la puissance et de l’influence du Système Solien était représenté ici.

Dalton acheva son prГ©ambule:

— Ceci est une conférence préliminaire officieuse portant sur les propositions d’ordre économique faites récemment à votre gouv… à la Grande Maison de Cundaloa. Elle n’a aucune portée officielle, mais, du fait qu’elle est télévisée, je crois pouvoir dire que l’Assemblée Solienne se déterminera sur la base de ce qui aura été débattu dans le cadre de réunions comme celle-ci.

— Je le comprends et estime également que c’est une excellente idée.

*  *  *

Vahino attendit que les autres se fussent assis avant de prendre Г  son tour un fauteuil.

Il y eut un temps mort. Les yeux n’arrêtaient pas de se porter vers la pendule au mur. Vahino était arrivé très exactement à l’heure fixée, songeait Dalton, mais Skorrogan, de Skontar, était en retard. C’était un manque de tact de sa part, mais les habitudes des Skontariens étaient notoirement déplorables, aux antipodes en tout cas de l’aimable courtoisie des Cundaloiens; laquelle n’était nullement synonyme de faiblesse.

S’ensuivit alors, pour meubler ce temps mort, un échange de propos anodins tournant autour des impressions d’ordre touristique de Vahino. En fait, l’ambassadeur avait eu l’occasion de visiter le Système Solien à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie, ce qui n’avait rien de surprenant, compte tenu des liens économiques étroits qui unissaient sa planète à la Confédération. Il y avait de nombreux étudiants Cundaloiens dans les universités terriennes et, avant la guerre, s’était développé un trafic important entre Sol et Avaiki. Ce trafic reprendrait certainement très bientôt, si notamment les dommages dus à la conflagration étaient réparés et…

— Il est évident, dit Vahino en souriant, que l’ambition de tout jeune anamai, de tout jeune homme de Cundaloa, est de se rendre sur Terre, quand ce ne serait qu’à titre purement touristique. Ce n’est pas simple flatterie de notre part que de dire que notre admiration pour vous et l’œuvre que vous avez accomplie est sans bornes.

— Cette admiration est réciproque, répondit Dalton. Votre culture, votre art, votre musique, votre littérature, tout cela rencontre un vaste engouement dans tout le Système Solien. De fait, beaucoup de monde, et pas seulement parmi les écoliers, apprennent le Luaien uniquement pour le plaisir de lire le Dvanagoa-Epai dans le texte. Les chanteurs cundaloiens, de l’artiste de concert à l’animateur de night-club, obtiennent un succès que beaucoup de professionnels leur envient. — Il sourit. — Vos jeunes gens ont beaucoup de mal à ne pas être trop sollicités par nos jeunes filles; et vos jeunes filles qui séjournent ici sont submergées d’invitations. Je présume d’ailleurs que seul le fait qu’il ne puisse y avoir d’enfants a empêché jusque-là le nombre de mariages d’être plus élevé qu’il ne l’est.


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